Camille Bréchet

Biographie

Camille Vincent Bréchet est né à Nyons le 17 février 1862 , fils de Joseph Louis, cultivateur, et de Marie Louise Pélissier qui a seize ans. Il est décédé le 2 octobre 1934 à Valence et inhumé à Nyons.
Lors du conseil de révision il se déclare exerçant la profession de clerc d’avoué, son niveau d’instruction est 3. Il est déclaré bon pour le service et incorpore le 97e régiment d’infanterie le 5 décembre 1883, mais moins de deux mois plus tard il manque à l’appel fin janvier 1884 et est déclaré déserteur. Il sera amnistié par la loi du 21 juillet 1889, promulguée à l’occasion du centenaire de la République, et s’est présenté au Consulat à Genève en août 1899 pour terminer sa période au 72e d’Infanterie.1

Activités professionnelles

Camille Bréchet a occupé diverses fonctions et responsabilités.
Il a été :

  • Directeur de l’Union commerciale et industrielle de la Drôme et de l’Ardèche
  • Agent général d’assurances
  • Directeur du contentieux
  • Secrétaire de l’Union commerciale
  • Directeur de la Tribune
  • Directeur de l’Union lyonnaise du commerce

Et a été domicilié à : Amiens, Lyon, Nyons et Valence

Activités littéraires ou de recherche

Camille Bréchet était membre :

  • De la Société d’archéologie et de statistique de la Drôme depuis 1916
  • De l’Académie de Vaucluse depuis 1918

et par ailleurs il fut nommé Officier d’Académie (par arrêté du ministre de l’Instruction publique)

Bibliographie

  • Guide du Nyonsais. Librairie Pinet, 1932, in-8°, 74 p. avec fig. – 2e édition, revue et corrigée, 1926, in-8°, 139 p. avec carte et fig.
  • Une ancienne possession comtadine [Nyons]. Mémoires de I ’Académie de Vaucluse, 1923, p. 131-138.
  • Pages d’histoire nyonsaise. T. I. Nyons, Imp. Perrier, 1927, in-16″ 352 p. — Réunion d’articles parus dans le Pontias à partir de 1921. Réédité en 1973 et 1990
  • Guide d’Orange et ses environs. Orange, Imp. Cave, 1922, in-8° 32 p. avec fig.
  • Album illustré historique et descriptif de l’arrondissement de Nyons avec Vaison et Valréas. Gap, Imp. Jean, 1934, in-8, 94 p.
Château féodal de Nyons avant sa restauration (septembre 1878)2

Nécrologie


Camille BRECHET3
Le numéro d’octobre 1934 de l’Avenir économique donne sur son fondateur, les détails biographiques qui situent dans le temps et l’espace.
Camille Bréchet né à Nyons le 17 février 1862, est mort à Valence le 2 octobre 1934. Il repose en la terre natale à laquelle il était resté si attaché.
C’est après la guerre qu’il reparut à l’horizon Valentinois et Drômois, après une longue absence, comme secrétaire animateur de l’Union commerciale, qu’il propageait dans de multiples réunions et dont l’assemblée générale annuelle était comme sa fête. Les discours, les articles nécrologiques ont dit tout au long son activité.
Ils n’ont pas négligé non plus son goût pour l’histoire de son pays d’origine. Lorsque « Benoiton », un de ses pseudonymes, racontait en son journal ses promenades en la vallée du Rhône, chez les petits commerçants, « victimes des grands magasins, du fisc, etc. », il ne manquait pas de détailler les curiosités de l’endroit, montrant ainsi ses multiples connaissances. Leur auteur voulut faire mieux sur ce domaine et le traiter pour ainsi dire, ex-professo, d’abord par des guides, sur Nyons et ses alentours. Orange pour terminer et, quelques jours avant la fin, par un Album du Nyonsais, que son imprimeur a tiré bien pâle. Surtout son histoire de Nyons, publiée en feuilleton dans le Pontias, et partiellement réunie en un premier volume, donne dans l’état actuel de la documentation, et jusqu’au classement des archives notariales, notamment sur le prieuré, tout ce qu’on peut souhaiter. Pendant longtemps, nous le vîmes chaque samedi venir consulter les archives, y faire venir aussi des registres de Saint-Césaire d’Arles. Mais bien souvent il s’interrompait, se levait, et redressant sa petite taille, parlait avec entrain et bonhomie des abus du temps. Il lui arriva même de ne pas s’asseoir et de repartir l’heure venue sans avoir rien ouvert.
Ces dernières années, nous le reçûmes moins souvent. Il vint toutefois dire l’émoi que lui causa une trop radicale « démolition» de Philis de la Charce, de Mademoiselle de la Tour, suivant l’expression de son grand-père né au déclin de l’ancien régime, qu’il avait en sa jeunesse et de qui il avait recueilli quelques échos. Sans adhérer à sa légende, il pensait, et peut-être n’avait-il pas tort, que tout n’était pas controuvé dans la note du Mercure de France, contemporaine des événements, qu’il y avait eu « quelque chose». Il répétait avec insistance que la fameuse lettre de Larrey, dont l’existence ou l’authenticité était contestée, venait d’être retrouvée dans les papiers de la famille La Tour du Pin.
Entré dans notre société en 1916, Camille Bréchet faisait partie de l’Académie de Vaucluse, de la Société française d’archéologie et avait adhéré en ses débuts à l’Institut historique de Provence.
Sur sa tombe, M. Edgar de Vernejoul rappela à merveille son amour de la petite patrie, à laquelle il consacra son activité littéraire. Notre bulletin lui aussi, où il n’écrivit pas, lui doit une commémoraison que suit sa bibliographie.

  1. A cette époque la durée qu’il aurait du accomplir était de cinq ans. ↩︎
  2. Illustration extraite de l’ouvrage Pages d’histoire nyonsaise, édition de 1973, p. 325 ↩︎
  3. Parue dans « Société d’archéologie, d’histoire et de géographie de la Drôme. Bulletin de la Société d’archéologie et de statistique de la Drôme. 1935-01-01. pp. 54 et 55 (BNF-Gallica) ↩︎